Aller au contenu principal
Fermer

L'Italie va durcir les conditions d'accueil des migrants
information fournie par Reuters 26/09/2023 à 20:21

par Alvise Armellini

ROME, 26 septembre (Reuters) - Les ressortissants étrangers vivant légalement en Italie pourront être expulsés si les autorités estiment qu'ils représentent une menace de trouble à l'ordre public ou contre la sécurité nationale, montre un décret gouvernemental qui sera présenté mercredi en conseil des ministres.

Ce texte, dont Reuters a pris connaissance, illustre la volonté affichée par le gouvernement de droite de Giorgia Meloni de réprimer l'immigration, en réponse à une forte hausse des arrivées de migrants par bateau sur les côtes italiennes.

Le projet de décret prévoit également qu'en cas de large afflux de demandeurs d'asile, les centres de rétention pourront accueillir deux fois plus de personnes qu'ils ne sont autorisés à en héberger habituellement.

Il autorisera également l'accueil d'enfants mineurs de plus de 16 ans dans des centres pour adultes pour une durée n'excédant pas trois mois, et accordera des pouvoirs élargis à la police pour évaluer l'âge des jeunes migrants.

Une fois approuvé en conseil des ministres, le décret prendra effet immédiatement mais devra être ratifié par le Parlement dans un délai de deux mois, faute de quoi il deviendrait inopérant.

Élue sur la promesse d'endiguer l'immigration, la coalition de droite et d'extrême droite au pouvoir, qui réunit le parti Fratelli d'Italia de Giorgia Meloni, la Ligue anti-immigration de Matteo Salvini et les conservateurs de Forza Italia, est confrontée depuis son entrée en fonction il y a près d'un an à une forte hausse des arrivées de migrants.

Plus de 133.000 personnes sont arrivées de Méditerranée depuis le début de l'année, contre moins de 70.000 sur la même période en 2022.

La semaine dernière, le gouvernement a déjà pris des mesures pour allonger la durée de détention des migrants et accroître le nombre de centres de rétention, avec l'objectif de dissuader les départs des côtes d'Afrique du Nord.

L'exécutif a également décidé par décret que les migrants déboutés du droit d'asile devraient payer une caution de 5.000 euros pour éviter d'être renvoyés en détention pendant le traitement de leur recours en appel, une initiative décriée par l'opposition et les groupes de défense des droits humains.

(Reportage Alvise Armellini, avec Angelo Amante; version française Jean-Stéphane Brosse, édité par Jean Terzian)

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • Des panaches de fumée après des frappes aériennes israéliennes au sud de Beyrouth, le 11 mars 2026 ( AFP / - )
    information fournie par AFP 12.03.2026 00:25 

    L'Iran a assuré mercredi être prêt pour une guerre longue, douze jours après le début des attaques américano-israéliennes, quand Donald Trump s'est dit déterminé à "finir le boulot". Ce conflit régionalisé menace l'approvisionnement en pétrole de l'économie mondiale, ... Lire la suite

  • Wall Street en ordre dispersé mercredi
    information fournie par Reuters 11.03.2026 23:50 

    par Stephen Culp La Bourse de New York a fini ‌en ordre dispersé mercredi, seul le Nasdaq enregistrant une légère hausse, alors que les investisseurs s'inquiétaient de l'intensification des hostilités au Moyen-Orient ​et des répercussions de la guerre, faisant ... Lire la suite

  • Un combattant du groupe armé M23 monte la garde le 11 mars 2026, à Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), devant une maison où une employée de l'ONU a été tuée dans la nuit par une frappe de drone ( AFP / Jospin Mwisha )
    information fournie par AFP 11.03.2026 23:38 

    Une employée humanitaire française de l'Unicef a été tuée par une frappe de drone non revendiquée à Goma, grande ville de l'est de la République démocratique du Congo (RDC), aux mains du groupe antigouvernemental M23 depuis janvier 2025. "Nous sommes, à l'Unicef, ... Lire la suite

  • Image satellite, prise le 4 mars 2026 par Planet Labs PBC, montrant une école de Minab, en Iran, après un bombardement présumé le 28 février au premier jour de la guerre au Moyen-Orient ( 2026 Planet Labs PBC / - )
    information fournie par AFP 11.03.2026 23:14 

    L'Iran a accusé les Etats-Unis et Israël d'avoir bombardé une école. Donald Trump a d'abord essayé de rejeter la responsabilité sur Téhéran avant de faire en partie machine arrière, Israël niant tout lien avec la frappe. Selon les autorités iraniennes, l'explosion ... Lire la suite

Pages les plus populaires